Affiche de 2001, l'Odyssée de l'espace

2001, l'Odyssée de l'espace

★★★★★ Incontournable — « À voir absolument, a changé ma vie »
Année
1968
Réalisateur
Stanley Kubrick
Genre
Science-Fiction
Pays
États-Unis
Scénario
D'après l'œuvre d'Arthur C. Clarke
Acteurs
Keir Dullea
Vu le
2012-09-11
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Synopsis

À l’aube de l’Humanité, dans le désert africain, une tribu de primates subit les assauts répétés d’une bande rivale, qui lui dispute un point d’eau. La découverte d’un monolithe noir inspire au chef des singes assiégés un geste inédit et décisif. Brandissant un os, il passe à l’attaque et massacre ses adversaires. Le premier instrument est né. En 2001, quatre millions d’années plus tard, un vaisseau spatial évolue en orbite lunaire au rythme langoureux du “Beau Danube Bleu”. À son bord, le Dr. Heywood Floyd enquête secrètement sur la découverte d’un monolithe noir qui émet d’étranges signaux vers Jupiter. Dix-huit mois plus tard, les astronautes David Bowman et Frank Poole font route vers Jupiter à bord du Discovery. Les deux hommes vaquent sereinement à leurs tâches quotidiennes sous le contrôle d’HAL 9000, un ordinateur exceptionnel doué d’intelligence et de parole. Cependant, HAL, sans doute plus humain que ses maîtres, commence à donner des signes d’inquiétude : à quoi rime cette mission et que risque-t-on de découvrir sur Jupiter ?

Analyse

À priori sans importance, la première scène avec les singes montre la naissance supposée du règne humain : l’invention de l’outil grâce à un mégalithe planté au milieu du sol. À partir de cet unique moment, l’homme n’est plus supérieur par sa force physique mais par ses facultés intellectuelles : celui qui possède l’os est capable de tuer les autres. Cette évolution est permise par la peur, le courage et la curiosité du singe face au mégalithe qui a été planté là comme une sentinelle extra-terrestre, une sorte de défi, de coup de pouce. 4M d’années plus tard, suite à la découverte du même mégalithe sur la lune, toute la curiosité de l’homme semble s’être évanouie et seul compte la science rationnelle : les astronautes se prennent en photo autours de la pierre. L’outil a atteint son degré de développement maximal et surpasse l’homme : HAL 9000 observe ces pauvres primates incapables de survivre en hibernation sans sa surveillance ou de le battre aux échecs. En fait, l’homme n’est plus qu’un réparateur pour la machine qui accomplit l’histoire à sa place. Au plus haut de son évolution, il redevient pourtant un nourrisson dans l’espace : il doit réapprendre à marcher, à aller aux toilettes, à respirer hors du vaisseau et ne se nourrit que de purées. Il dépend complètement de ses outils. Or HAL 9000 commet une erreur et risque d’être éteint. Ainsi commence la guerre entre l’Homme et l’outil. C’est finalement grâce à l’outil le plus élémentaire, l’ingéniosité et un tournevis, que l’homme désactive HAL 9000. Il met ainsi fin à son utilisation évolutive de l’outil. Finalement, suite à un voyage cosmique emportant le spectateur, l’homme est mis en face de sa propre mort mais rien n’est perdu pour autant car en se délivrant de ses outils, il a ouvert la voie à un fœtus cosmique et a atteint un état de supraconscience.

Note : la célèbre musique du film est « Ainsi parlait Zarathoustra » de Richard Strauss, soulignant la dimension Nietzschéenne et la théorie de surpassement de la condition humaine.